Le constat

Notre modèle de développement n’est plus viable

  • Il dégrade la bio-régénérescence de la planète
  • Il accélère le réchauffement climatique.
  • Il creuse les inégalités
  • Il fait le lit de la montée des populismes

La conviction

Depuis 30 ans, les démarches de RSE ne sont pas parvenues à bouger le modèle.

C’est dommage parce que les entreprises représentent une force pragmatique de changement.

 

Elles ont des atouts :

  • Elles savent copier et adapter ce qui fonctionne
  • Elles sont capables de prendre rapidement des décisions
  • Elles savent se mettre en ordre de marche rapidement.

Il leur manque un modèle positif dont s’inspirer.

Or, en agriculture, un modèle très préoccupé de la nature et des êtres humains existe : la permaculture.

La permaculture est née dans les années 70, à contrecourant du modèle agricole dominant.

Elle est basée sur 3 éthiques indissociables :

1. Prendre soin des humains,
2.Prendre soin de la terre,
3. Fixer des limites et partager les surplus.

Elle ne remet pas en cause la nécessité d’obtenir une production, mais elle en change radicalement les conditions.

Elle se soucie de la permanence des ressources. Elle vise l’efficacité en se basant sur une fine observation de la nature et de ses interactions.

La proposition

Une permaentreprise est donc une entreprise qui : 

1. S’appuie sur trois principes éthiques indissociables pour définir sa raison d’être et son modèle de développement, 

2. A un usage sobre voire régénératif des ressources, qu’il s’agisse de l’énergie, des matières premières, des ressources humaines et financières,

3. Se dote, avec transparence, de 23 objectifs d’impact exigeants indissociables pour mesurer sa progression et conditionner la crédibilité de son engagement. 

4. Est capable d’agencer ses parties prenantes, pour chaque projet qu’elle engage, afin de créer les meilleures synergies. Comme dans la permaculture, l’agencement consiste à tirer profit de la diversité́ et des interactions entre les parties prenantes, ce qui rend les solutions plus ambitieuses et efficaces.  

Cela se traduit par le fait de veiller particulièrement à :

[Pour prendre soin des humains] : l’employabilité des salariés, leur régénération physique et mentale, la réduction des écarts des salaires, un fonctionnement non top/down  

[Pour préserver la planète] :  la réduction des émissions de carbone et une contribution nette positive en carbone dans les 5 ans 

[Pour se fixer des limites et partager les surplus] : une répartition des résultats financiers de manière à ce que 50% reviennent aux actionnaires pour générer des capacités d’investissement ou être distribués sous forme de dividendes et que 50% soient distribués entre les salariés, la société civile sous forme d’impôts ou de dons. 

Découvrir la permaentreprise

Quels bénéfices pour l'entreprise ?

Attirer des talents

Les entreprises savent qu’elles ne pourront pas passer à côté d’une implication réelle dans la transition écologique pour continuer à recruter les talents dont elles ont besoin.

Attirer des clients

Une partie grandissante des consommateurs diminue sa consommation de ce qui est jugé néfaste pour l’avenir de la planète. Dans les appels d’offre, la bascule de modèle deviendra un critère de sélection et un gage de réussite.

Innover

 Car les exigences du modèle permaentreprise obligent se réinventer, à revoir ses processus, ses consommations, mais aussi son mode de management et de gouvernance.  

Faire des économies

 En réduisant les coûts cachés que sont le désengagement des salariés, l’absentéisme, les maladies professionnelles comme le burn-out, mais aussi le manque de fiabilité des fournisseurs en cas de ruptures des chaînes d’approvisionnement. 

Anticiper

 Notamment les nouvelles lois et règlementations qui ne manqueront pas de voir le jour, sous la pression de l’opinion publique, et qui pénaliseront les entreprises qui auront tardé à faire évoluer leur modèle.

Une méthode et un guide

Nous avons créé et un guide, issus de l’expérience de norsys, que les dirigeant.e.s pourront adapter à leur contexte de manière autonome, de manière à d’aboutir à un projet de permaentreprise qui intègre à minima les 23 objectifs d’impact. 

La méthode en 5 étapes :  

  1. Comprendre et partager l’ambition du modèle permaentreprise,  
  2. Elaborer la raison d’être en intégrant le respect des trois principes éthiques,  
  3. Poser les enjeux de l’entreprise,  
  4. Définir, pour chaque enjeu, les projets, les actions et leurs objectifs d’impact,  
  5. Faire un 1er bilan et poursuivre la démarche sur la base de son propre référentiel.